Ville de Québec

Les contes à passer le temps édition contes pour tous – Québec à hauteur d’enfant

Après 12 ans de contes urbains à la Maison Chevalier, qui ont diverti et continue d’amuser nombre d’adultes, voilà que Maxime Robin et son acolyte Sophie Thibeault de la Vierge folle visent… petit. Les plus petits, pour être exact, avec une première édition des Contes à passer le temps spécial contes pour tous, en collaboration avec le Théâtre des Confettis.

Le Diamant : fidèle ou infidèle? Dévoilement de la programmation hiver-printemps 2023

Le Diamant procédait, ce matin, au dévoilement de sa programmation hiver 2023. Au menu, cirque, lutte, arts multidisciplinaires et théâtre.

Lancement de l’initiative «Le théâtre bien plus qu’un billet»

Le Diamant, Le Trident, La Bordée, Le Périscope et Premier Acte se mobilisent au service des artistes de Québec et lancent l’initiative Le théâtre, bien plus qu’un billet.

Alice : un fantastique moment de rêverie

Librement inspirée des œuvres de Lewis Carroll par l’autrice et comédienne Emmanuelle Jimenez, Alice, la coproduction du Théâtre du Trident et du Théâtre Rude Ingénierie (TRI), s’adresse à l’enfant enraciné en nous. Mais peut-on parler d’un conte pour enfants ? Le monde dans lequel évolue le personnage principal de la pièce n’a rien de naïf ou de puéril, voire de juvénile. C’est un monde d’adultes, de bêtes étranges et d’automates réglés comme du papier à musique. Un monde de conventions, truffé de non-sens, de contresens et de doubles sens, qui recèle des mystères et des menaces très concrètes pour Alice.

TOQAQ MECIMI PUWIHT/Delphine rêve toujours : le tambour et les mots pour exister

Ondinnok s’associe à la compagnie de théâtre La Vieille 17 d’Ottawa pour proposer aux enfants de 4 ans et plus TOQAQ MECIMI PUWIHT/Delphine rêve toujours, écrit par le directeur artistique Dave Jenniss. Ce conte initiatique sur la transmission est présenté ces jours-ci au Théâtre jeunesse Les Gros Becs, puis partira en tournée, visitant d’ici avril 2023 Beloeil, Toronto, Montréal et Sudbury.

Grosse-Île, 1847 (dans les mots de ceux qui l’ont vécu) : Apprendre de l’histoire ?

Plusieurs connaissent Grosse-Île, jadis appelée Grace Island. Elle est située à l’est de l’Île d’Orléans, dans l’archipel de l’Isle-aux-Grues et a servi au 19e siècle de station de quarantaine pour les multiples bateaux d’immigrants qui affluaient vers le Canada. Mais est-on nombreux à connaître la véritable histoire de ce lieu et les drames qui s’y sont déroulés, alors que la maladie emportait les nouveaux arrivants ? La production du Théâtre de la Bordée met en lumière les événements dévastateurs de 1847 au moment où la petite île de 7,7 km2 s’est retrouvée aux prises avec un étrange microbe qui a tué quelques milliers d’êtres humains venus d’Irlande pour chercher un monde meilleur.

Un.Deux.Trois : qui es-tu?

Force est de constater que l’idée de réunir les trois premières parties de sa série décalogique (qui ne compte pas totalement dix pièces, mais qui se décompte jusqu’à 10), de la part de l’auteur, metteur en scène et comédien Mani Soleymanlou, est une riche idée, même si elle n’est pas nouvelle.

Maurice : Oupalaï !

Tout a commencé il y a une trentaine d’années. Maurice avait alors 33 ans. L’âge du Christ. Foudroyé par un AVC, sa vie culbute, sa brillante carrière d’économiste trépasse, son quotidien éclate. La déflagration est telle qu’elle s’est encastrée dans la cloison de sa cuisinette comme un formidable coup de poing du destin. La scène est sombre, les murs sont noirs, une petite table, striée de lumière blanche comme filtrée par un store vénitien, attend avec ses deux chaises. Entre Maurice, seul, aphasique. Il s’assoit. Lentement, soigneusement, il épluche une orange et la déguste. Puis il se lève difficilement et sa soif des autres explose. Pas de quatrième mur. Il s’adresse directement au public en peu de mots et en s’aidant de son unique main valide. Mais avec une émotion si intense qu’on dirait qu’elle brûle, prisonnière d’une bouteille de gaz qu’on a trop secouée.

L’usine : Un monde sans sens

Alors que les changements climatiques, la pollution, les catastrophes écologiques et le réchauffement planétaire occupent fréquemment la place publique, il est normal que ces menaces soient de plus en plus prégnantes dans les œuvres artistiques. Après le succès de leur première production, Nikki ne mourra pas (2019), la seconde création théâtrale du Collectif des sœurs Amar, L’usine, est au diapason de son époque. Dans un monde apocalyptique, Joseph (Gabriel Cloutier-Tremblay) et Joséphine (Laura Amar), deux jeunes survivants affaiblis par les affres de la maladie, du manque d’eau potable, d’aliments et de médicaments, vivent du peu d’amour, d’espoir et de souvenirs qu’il leur reste.

Cabaret : Willkommen

Reportée en raison de la pandémie et après, à n’en pas douter, de nombreuses heures de travail et de répétitions, la pièce Cabaret, produite par le Théâtre du Trident rayonne enfin sur les planches de la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec. Cette œuvre phare du siècle dernier, présentée à Broadway et adaptée au cinéma par Bob Fosse en 1972, est ici orchestrée par le metteur en scène Bertrand Alain qui a su raviver la flamme de cette comédie musicale et lui conserver son cachet des années 1930 à Berlin.